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L’association Yim Wing Chun

Académie de Kung Fu Wing Chun Traditionel


Les dernières actualités du blog

Le blog est essentiellement consacré aux activités de l’association Yim Wing Chun, les horaires des cours, l’annonce des stages, les nouvelles vidéos et tous évènements de la vie associative.
7
Sep

Brochure 2016-17

24
Août

Reprise des entrainements le 5 septembre 2016

Bonjour, Notre académie ré-ouvrira ses portes le Jeudi 1er Septembre 2016 a 11h00. Jeudi 1er Septembre 2016 et Vendredi 2 Septembre 2016 de 11h...


Déroulement d’un cours de Wing Chun

« Ne prends pas les devants, laisse-toi attaquer. Au lieu de progresser d’un pouce, recule d’un pied. C’est là ce que l’on appelle, avancer sans bouger. Céder sans retrousser ses manches. Capturer l’ennemi sans jamais l’affronter… » Lao Tseu.

LE DEROULEMENT D’UN COURS | 1H30 

Académie de Kung Fu Wing Chun Traditionel

Programme technique de première année 

  • shil lim tao complete
  • position neutre, de face, de coté, T
  • techniques de déplacement (demi pas, pas complet, demi pas de coté, changement de coté)
  • mouvements de bases des bras, position de garde
  • self défense contre les saisies parallele et croisée
  • technique d’interception (pak sao, tan sao, bil sao, garn sao, wu sao, bon sao, jut sao) contre un ou deux coups de poings
  • technique d’interception contre les coups de pieds directs et circulaires
  • contact-réflexe, situation parallèle et croisée
  • système réflexe contre un coup de poing au choix
  • chi sao (mains collantes) simple bras
  • chi sao (mains collantes) double bras, rotation et changements
  • 30 exercices au mannequin de bois

 

Académie de Kung Fu Wing Chun Traditionel


L

a stratégie du combat en Wing Chun.

Le combat en Wing Chun présente cinq étapes : l’avant-contact (l’observation) et l’approche (l’entrée), le contact, l’échange, la retraite et la poursuite



Le Chi Sao expliqué par Bruce Lee.

Ipman and bruce lee chi sao

Dans la phase d’échange ou de contact, la pratique du Chi sao peut etre d’une efficacité redoutable. En effet, lors de cette phase de nombreuses informations sont véhiculés par les nombreux contact aux avants-bras. L’art du Chi sao permet une réponse instantanée qui ne nécessite pas l’utilisation du reflexe occulaire.

Bruce Lee, qui fut un fervent défenseur des principes du Wing Chun, en donne une des meilleures interprétations :

«  J’ai considéré le Chi Sao comme un entraînement psychophysique, canalisant ce que j’appelle un flot d’énergie constant. Ce terme de flot constant est une aide précieuse quant à l’efficacité et l’application de cette technique, mais contredit les théories de l’existence de quelque pouvoir interne et mystérieux, théories que les autres instructeurs aimaient faire croire à leur élèves. Pour illustrer ce terme de flot d’énergie, imaginons que « A » possède un courant d’eau blanche qui jaillit de son bras, tandis que « B », il s’agit d’un courant noir qui jaillit pour se fondre au courant de « A ». Tant que le flot s’écoule de façon constante, entre A et B, les courants ne s’interpénètreront pas.

 Avec ce flot d’énergie, les mouvements apparemment physiques, sont imprégné de qualités psychologiques. Si quelqu’un presse le bras d’un individu qui possède ce flot, il ressentira immédiatement un flux le pénétrer. Ce n’est pas tant une sensation d’opposition, de secousse, qu’une pression sur un ressort puissant. Le bras est plein et résistant, presque vivant, avec une sensation de direction et de régularité : en un mot ce qu’on demande à une main. Si le courant noir cessait de couler, ne serait-ce qu’un instant, le blanc pourrait réussir sa pénétration. On peut comparer le flot d’énergie à l’eau qui remplit toutes les cavités possibles, de la manière la plus efficace.  Dans le Wing Chun, le Chi Sao se pratique d’une ou des deux mains. En enroulant leurs mains, en harmonie ou au contraire en opposition, les pratiquants cultivent leur flot d’énergie. Il s’agit, pour chacun d’eux, de garder un flot constant et de combler toutes les brèches à chaque enroulement. A mesure qu’ils s’entraînent, leur énergie se raffine et les ouvertures sont de moins en moins nombreuses.

Apprendre le Chi Sao requiert un instructeur qui guide son étudiant pas à pas et l’alimente du juste flot, comme un générateur qui alimente une batterie. Dans les mains d’un novice, le Chi Sao peut tourner au match en force, à la lutte : en haut, en bas, à gauche, à droite. Une telle pratique gênera  la compréhension, mais sera, de plus, immédiatement contrée par un opposant dur. Une énergie qui coule correctement entre vos mains est comme l’eau qui coule dans un tuyau. Si on ouvre l’eau et qu’on la coupe, le tuyau sautera brutalement. » 

 Tactique et utilité du Chi Sao.

Le coude est le centre inamovible ( pas dans le sens d’immobile ) qui ne change pas, tandis que les avants-bras et les mains se plient et s’adaptent aux changements. Ainsi, les mains en Chi Sao doivent être douces sans être molles, fermes et fortes sans être dures ni raides. En offensive, le Chi Sao utilise surtout l’énergie directe et en avant. En défense, il fait usage des arcs déviés aussi bien que des coups droits et pénétrants. Le pratiquant du Wing Chun va au cœur du mouvement, laissant son adversaire tourner à la circonférence. Il apprend aussi à envisager le mouvement de son adversaire avec plus d’économie, à savoir en ne réagissant pas plus que nécessaire, mais en allant droit du centre à la périphérie ou (juste assez) de l’extérieur à l’intérieur, sa ligne du centre étant bien gardée par son coude. Le Chi Sao, surtout muni du flot d’énergie, apporte sa contribution à l’entraînement général des artistes martiaux. Il ne faudrait cependant pas le considérer comme un but en soi, mais comme moyen de parvenir au but. Certains pratiquants regardent à tort le Chi Sao comme méthode de lutte, ce qu’il n’est pas. C’est plus justement une méthode d’entraînement, un guide dans l’apprentissage d’un style particulier ; il peut être utile pour positionner correctement les mains, pour étudier les lignes et les angles économiques, et, surtout, il permet de cultiver le sentiment du flot constant d’énergie. »

Bruce lee


O n se pose souvent la question : combien de temps me faut-il pour être efficace ? La question du temps n’est pas essentielle. L’art martial est surtout une manière d’être et donc ne se limite pas dans le temps. Il donne des moyens d’aller plus loin à la découverte de soi-même.

C’est a partir de ce point de contrôle de soi que nous pouvons obtenir le contrôle de l’adversaire lors d’une agression ou d’un combat par exemple.

Facteurs psychologiques et émotionnels

Lors d’une agression, différentes émotions surgissent et entravent l’efficacité du combattant. La peur ou la douleur ont pour effet de dilater la pupille et de réduire le champ de vision.

Le Wing Chun met à disposition différentes sources de travail permettant de canaliser les émotions: exercices d’équilibre, de coordination du corps, précision du mouvement, réflexe oculaire et neuro-sensitif, développement du tonus musculaire et des énergies (interne-externe), sensation, timing, explosivité. C’est en réunissant tous ces éléments que nous pouvons aborder le combat d’une manière plus sereine, en ayant confiance en soi.

Le Wing Chun enseigne plus qu’une simple méthode efficace d’auto-défense.

Il vous apprend à devenir une meilleure personne que ce soit d’un point de vue physique, mental, ou spirituel.

La pratique du Wing Chun vous donnera confiance en votre propre capacité à vous protéger contre les attaques physiques.

Quand la peur est retiré, l’arrogance de l’incertitude se dissipe, et il n’est plus alors nécessaire de se prouver a soi-même que l’on peut être efficace dans une forme de confrontation physique. En apprenant à combattre, vous apprenez ainsi à ne pas combattre.

En d’autres termes, l’entraînement physique et mental dans le Wing Chun vous rend plus fort physiquement, spirituellement et mentalement. Les leçons tirées de l’étude de l’art devienne applicable à toutes les phases de la vie. Vous apprenez le respect de vous-même et en même temps le respect des autres. Vous gérerez les situations stressantes d’une meilleure manière parce qu’a travers votre formation, vous aurez appris à mieux contrôler votre corps et vos émotions.

L’attitude du combattant expliqué par Bruce lee

BRUCE_LEE_AUTOGRAPH

Une fois que vous serez au point sur le plan physique et technique, que vous aurez exploré au mieux le champ de vos possibilités et que vous l’aurez exploité à son maximum, l’essentiel de vôtre travail sur vous même consistera à vous forger au feu du combat, à vous obliger aux expériences difficiles pour le corps et l’esprit et à en tirer une leçon générale sur l’attitude à adopter dans les confrontations.

Ceci est la deuxième étapes de vôtre évolution dans la voie martiale, mais encore une fois, elle n’est pas dissociable de toutes les autres : vôtre progression doit s’envisager dans la globalité. D’ailleurs chaque élément retentit sur les autres et il est bien rare de constater qu’une évolution physique par exemple, n’est pas aussi un effet technique et mental.

Simplement vous devez privilégier à certains moments certaines choses et il est absolument nécessaire de passer par une phase d’aguerrissement de vous-mêmes. Cette force restera en vous, même quand vous aurez renoncé à un entraînement acharné ou aux combats violents et votre esprit aura changé autant que votre corps. La force du corps rend l’esprit plus fort, la force de l’esprit rend le corps plus fort.

L’état que vous devez obtenir est une forme de cohésion intérieure, un accord avec vous-même qui élimine les doutes et le manque de confiance. Cherchez à retrouvez ce que vous êtes vraiment, à utiliser votre potentiel sans qu’il soit masqué ou affaibli par des troubles d’ordre physique ou psychologique, l’un influençant l’autre : nausée, angoisse, faiblesse, crainte, perte d’assurance …le tout fonctionnant en spirale sans fin, le corps affaiblissant l’esprit qui affaiblit le corps. Pour cela, il faut faire un maximum d’expérience, et en tirer parti. La compétition est un bon moyen d’apprendre à gérer les réactions intérieures, à dépasser les objectifs immédiats et artificiels pour se concentrer sur ce qui en vaut la peine : l’amélioration de soi. Mais ça n’est pas le seul. Les voyages, le travail, les rencontres, tout ce qui vous sollicite régulièrement, tout ce qui peut vous poser un problème, est lui aussi facteur de progression.

Dans la confrontation, trouvez cette attitude souple et tonique à la fois qui favorise l’expression du corps, la concentration, les déplacements d’énergie. N’abordez pas les instants importants dans un état de tension physique et psychique, avec une sorte de bouleversement intérieur qui vous tient si l’on peut dire « hors de vous ». Certains compétiteurs cultivent cette sensation qu’ils rendent positive, pour être plus fort, plus volontaire, plus efficace. Les plus grands pourtant combattent dans le calme et la lucidité et ce sont eux qui ont la plus longue carrière. A terme, on s’aperçoit que ce sentiment est destructeur et qu’il ne contribue pas vraiment à l’amélioration profonde de celui qui suit la voie martiale. De plus cette tension entraîne une débauche d’énergie que seul un homme jeune peut assumer et encore, généralement dans le cadre étroit des règles de la compétition sportive.

En revanche, la nonchalance est exclue dans les Arts Martiaux. Soyez toujours entièrement impliqué dans l’instant présent, engagez-vous totalement. Il n’y a pas de demi-mesure, même à l’entraînement. Vous devez combattre sur un rythme élevé et être toujours prêt à hausser votre effort. Un compétiteur en bonne forme, puisant dans cette réserve d ‘énergie latente qu’on appelle le « second souffle », n’a pour ainsi dire aucune limite de résistance. En fait l’essentiel est dans l’esprit et vous avez effectué un grand pas quand vous l’avez compris.

Un combattant de haut niveau est capable de performances physiques supérieures simplement parce qu’il l’a décidé et que son corps est habitué à suivre la direction de son esprit. Quand nous évoluons dans cette voie nous sommes rapidement étonnés de l’immensité des réserves que nous possédons sans le savoir : nous ignorons des douleurs et des fatigues qui nous auraient arrêtés auparavant, nous travaillons sans sourciller à des rythmes qui nous auraient fait frémir, nous acceptons sans inquiétude l’idée de la confrontation. Il n’y a qu’un seul chemin pour cela, il passe par une pratique sincère et extrêmement régulière, le respect de vous même et de votre corps – travail physique et hygiène de vie – , l’acceptation permanente et joyeuse de l’épreuve.

Avant toute chose posez-vous la question : si vous n’aimez pas vraiment ça il est peu probable que vous alliez très loin dans cette voie. Bien sûr il faut savoir accepter l’idée de ne plus être un athlète à certains âges de la vie et commencer à apprendre l’économie de cette énergie précieuse. Mais cela a peu d’importance, si le travail a été fait en son temps, l’esprit ne vieillit pas et il reste assez de cette force intérieure et extérieure pour agir au bon moment, surtout si le corps est toujours entretenu. Alors vous travaillerez sur un rythme naturel, privilégiant les mouvements simples, le placement du corps, réduisant à de très courts instants, mais généralement décisifs, les phases de dépense énergétique maximum. Peu à peu l ‘esprit prend le dessus, la vigilance est parfaite, le regard capte la moindre faille et l’énergie, mobilisée en un instant, s’engouffre. La technique est dominée au point que les détails n’ont plus d’importance et qu’il ne reste que les principes purs.

Bruce Lee